Quand SARKOZY fait du BAYROU, qu'en pensent ses électeurs?

Publié le par Alexis Monjauze


Depuis qu'il est élu, Nicolas SARKOZY semble avoir pris un virage "au centre toute!"... Lui qui ne se lasse pas depuis quatre ans de nous chanter, avec talent et parfois avec raison, les valeurs de droite auxquelles il tient, le voilà qui parle maintenant d'OUVERTURE vers le centre et même vers la gauche.

L'anecdote de M. BESSON, passé du PS à l'UMP dans les dernières semaines de la campagne, illustre bien l'étrangeté dans laquelle baigne Nicolas SARKOZY. Alors qu'il chassait sur les terres de LE PEN en certifiant que "la gauche et la droite, ce n'est pas pareil" le voilà parti dans une course à l'écclectisme! Plus oecuménique que moi, tu meurs!

Est-ce bien cet homme qui, il y a quelques semaines, gratifiait les soixante-huitards de noms d'oiseau? Est-ce bien lui qui voulait créer un ministère de l'identité nationale et de l'immigration (choisie)? Est-ce bien lui qui proclamait qu'il existait des lignes de démarcation entre les familles politiques? Lui qui jurait que François BAYROU nous trompait en nous parlant d'ouverture et de centre?...

Peut-être qu'en fin de compte François BAYROU a convaincu notre nouveau président de la République?! Et c'est très bien : l'ouverture est une bonne chose et Nicolas SARKOZY est certainement assez intelligent pour parvernir à la réussir à travers la composition de son gouvernement. Je luis fais confiance : il prendra les meilleurs de tous bords. Après, est-ce qu'il réussira dans l'action et dans la durée, c'est autre chose...


Reste une question de taille : que va en penser son électorat? Ceux qui votaient LE PEN et qui sont revenus dans le giron républicain ne risquent-ils pas de retourner vers les extrêmes? Ceux qui n'ont pas voté pour BAYROU de peur qu'il travaille avec la gauche, vont-ils apprécier que SARKOZY le fasse? Les électeurs de Nicolas SARKOZY ne risquent-ils pas de sentir trahis alors même qu'il n'a pas commencé son mandat?
On voit déjà les réactions des fidèles de SARKOZY : Patrick DEVIDJIAN et Pierre LELOUCH n'avalent pas la pillulle de l'ouverture... Eux, ils sont de l'ancienne école : chacun dans son camp.

A force de vouloir déranger les conformismes, mettre les pieds dans le plat, appuyert là où ça fait mal ou briser les tabous, Nicolas SARKOZY est en train de bousculer son propre camp et de risque de dérouter une majorité de ses électeurs poiur les législatives... Le MOUVEMENT DEMOCRATE n'en demandait pas tant!...

Alexis MONJAUZE



Publié dans Billet

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article