Alors que le Conseil Européen tente une relance, le MOUVEMENT EUROPEEN appuie pour sortir de l'immobilisme

Publié le par CAP 21 Auvergne

Le mouvement Européen section française a diffusé aujourd'hui ce communiqué de presse.

"Le mieux que nous puissions espérer du Conseil européen du 21 juin - et la présidence allemande y travaille avec une détermination remarquable – c’est un accord a minima. Dans la  situation actuelle, un consensus à 27 sur les institutions serait déjà inespéré. Aussi n’avons-nous  aucune hésitation : pour sortir du marasme, une solution, même modeste, est toujours bonne  à prendre. L’essentiel est de retrouver l’élan, de remettre la machine en marche.

Ceci posé, un accord réduit ne doit pas être un texte au rabais où l’essentiel est sacrifié. Le MOUVEMENT EUROPEEN - France voudrait poser deux séries de conditions.

D’abord,
plusieurs éléments contenus dans le traité constitutionnel, qui n’ont guère été contestés pendant les campagnes référendaires en France et aux Pays-Bas, méritent de figurer dans  toute nouvelle version :
- pour que l’Europe existe dans le monde : la personnalité juridique de l’Union et un ministre des  affaires étrangères (quel que soit son nom), doté d’un son service diplomatique, membre de la  Commission et du Conseil à la fois ;
- Pour qu’elle fonde son action sur des valeurs et des principes : la charte des droits fondamentaux ; 
- Pour sauvegarder le cadre et l’esprit communautaire : de nouvelles règles de prise de décision  (double majorité ; extension du champ de la majorité qualifiée) sont nécessaires pour surmonter  les blocages ;
- et une refonte de la Commission pour lui redonner son caractère supranational ; 
- Pour préserver l’avenir, les clauses transversales et les passerelles de passage à la majorité.

Ensuite, nous affirmons avec force qu’une fois ce traité adopté, une discussion doit s’ouvrir sur  les politiques, sur le rôle de l’UE dans le monde ; d’autres étapes doivent suivre. Au total, le traité a minima est un condition nécessaire pour sortir de l’impasse où l’Union  européenne s’est enfermée. Il n’est absolument pas suffisant. Il ne dessine pas une vision pour  demain conforme à nos idéaux anciens et à nos intérêts bien pesés. Il appartiendra notamment  à la présidence française de 2008 d’élever le niveau d’ambition, en coopération avec tous ceux  qui désirent aller de l’avant.



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