Le traité européen de LISBONNE oublie l'environnement... excepté l'énergie

Publié le par CAP 21 Auvergne


Les résultats du traité de Lisbonne sont très décevants en matière d'envrionnement.  L'échelon minimal pour agir face au changement climatique est pourtant l'Union Européenne. Mais elle se trouve encore une fois piétinée des Etats égoïstes.
Avec ce nouveau traité, l'environement pouvait devenir une compétence exclusivement européenne, ce qui aurait permis d'agir de manière coordonnée et massive. Il 'en sera rien.


Voir cet article du journal de l'Environnement :

"On espérait que l’Europe s'attribue une compétence exclusive en la matière. Il n’en est rien. L’article 3 est clair : « Toute compétence non attribuée à l'Union dans les traités appartient aux Etats membres ». C’est le sacro-saint principe de subsidiarité qui entrave l’action de l’Europe depuis plus de 30 ans.

La participation des citoyens européens : certes, le droit de pétition existe mais il requiert un million de signatures et il ne s’agit que d’une invitation à agir.

Tout cela signifie que les politiques de l'Union restent inchangées. A une exception près, et non des moindres : l’énergie, qui acquiert là une place inédite avec l’article 176 qui donne mission à l’Europe de « promouvoir l'efficacité énergétique et les économies d'énergie ainsi que le développement des énergies nouvelles et renouvelables.» Ainsi, 50 ans après le traité de Rome, les Etats membres semblent prêts de nouveau à renoncer, dans un domaine certes limité, à une part de leur souveraineté en faveur de la Communauté.

Dommage que l’on n'ait pas saisi cette occasion pour les autres domaines de l'environnement alors même que le traité adopté aujourd’hui n’entrera en vigueur que le 31 octobre 2014. C’est à se demander quel âge auront nos enfants lorsqu’ils verront enfin l’Europe prendre son avenir en main.
"

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