Villes : voir plus loin que le bout de son mandat pour adapter l'urbanisme

Publié le par CAP 21 Auvergne

article publié par le Journal de l'environnement


"Imaginons que le pire scénario du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) se réalise, soit une hausse de 6°C des températures moyennes en 2100. Les villes, trop minérales, pas assez ombragées, dotées de parcs immobiliers conçus pour consommer le moins de chauffage possible en hiver, mais accros à la climatisation l’été, deviennent de véritables fournaises, caniculaires et assoiffées, au moment où plus des trois quarts de l’humanité sont citadins. De son côté, la ville de Rennes s’est plutôt bien adaptée. Elle a changé de mode de gestion de l’eau, désormais faite quartier par quartier, a installé des «oasis climatiques», a modifié son habitat pour donner le maximum d’ombre, a planté des arbres, remplacé le bitume pour réduire les îlots de chaleur urbains (1).


Ces réalisations, pour l’instant, ne sont que pure science-fiction. Elles sont la conclusion d’une étude réalisée en 2006 par 4 étudiants de l'Ecole nationale supérieure d'architecture de Bretagne (Ensab) de Rennes qui, depuis, ont fondé un collectif baptisé «… et alors?» (2). Cette prospective, très originale, très poussée et bien illustrée, est l’une des rares en la matière.

Peu de villes françaises réfléchissent réellement à la manière de s’adapter au changement climatique. Si le volet «réduction des émissions de gaz à effet de serre» a été intégré dans les plans Climat dont se sont doté la plupart des grandes villes et collectivités, celles-ci peinent encore dans ce qui constitue le deuxième volet de la lutte contre le changement climatique, – qui est aussi essentiel que le premier puisque, quelle que soit l’importance de leur variation, les températures augmenteront."
(...)


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