MODEM : le départ des notables et des politiciens rend possible l’émergence d’une nouvelle manière de faire la politique…

Publié le par Alexis MONJAUZE



Nous assistons depuis un an à une longue et quasi initerrompue succession de départs de l’UDF et du MODEM.
Députés, ministres, sénateurs, pipeules, conseillers de région ou cantoniers, cadres du partis… Pourquoi cette hémorragie ?
L’explication, c’est que ces personnes agissent d’abord en fonction de leur longévité politique. Ils se battent pour être ré-élus et rester en place avant de se risquer à défendre des idées, aussi louables soient-elles. Leur survie vaut plus que tout. Comme s’ils étaient incapables de vivre sans être élus. Comme s’ils allaient se retrouver à la rue, chômeur ou SDF. Ne sauraient-ils que faire sans mandats? Ils n’ont pas de métier ou quoi ?! Ben oui, justement : ils n’ont pas de métier ! Un appartchik, ça n’a pas de métier… si n’est celui de monopoliser et confisquer les mandats électifs.
 
Quand tous les politiciens de cet acabit seront partis du Mouvement Démocrate, il restera très peu d’élus mais beaucoup d’adhérents. Ces quelques élus feront de la politique librement, en faisant passer leurs convictions avant leur notabilité, sans arrière-pensées ni calculs.
Nos élus, ce seront des citoyens occupant des mandats électifs, pas des potentats évoluant dans une sphère coupée du monde. Ils feront de la politique avec professionalisme mais ce ne sera pas leur métier. Leur métier, ils le retrouveront à l’issue de leur mandat. Nos élus feront les réformes, gouverneront en prévoyant l’avenir. Leurs rapports avec les médias seront clarifiés et équitables par rapport à d’autres opinions. Il y aura une séparation des pouvoirs politiques et médiatiques.

Gouverner ce n’est pas communiquer. Communiquer n’est pas agir. Le matraquage médiatique n’offre pas les conditions du débat démocratique. Nous ne voulons pas faire la politique en laissant nos convictions s’effacer parcequ’elles dérangent quelqu’un de haut placé, parcqu’elles contrarient les ambitions de l’un ou les petits arrangements de l’autre.

Gouverner c’est exercer provisoirement la conduite des politiques publiques sur la base de convictions et d’un projet.
SI nous voulons un parti capable de gouverner ainsi, des candidats capables de débloquer un pays paralysé par ses « élites » de métier… il faut nécessairement faire appel à des visages nouveaux en politiques.
Adieu UMP, UDF, PS, PC, Nouveau Centre, veaux, vaches, cochons, mandarins, oligarques, cyniques, ploutocrates et vedettes...  Nous ne voulons plus de gras !

Quand le MODEM aura perdu tous ses apparatchiks, de nouveaux adhérents pourront venir. Nous pourrons envisager de sortir de la République tripatouillée pour entrer dans une Démocratie adulte et partagée. C’est une condition que le Mouvement Démocrate est en passe de remplir. Une chance plus qu'un motif de regret ou d'inquiétude.
Si cette purge spontanée arrive jusqu'à son terme, c’est grâce à elle que tout pourra commencer.

Alexis MONJAUZE

Publié dans Mouvement Démocrate

Commenter cet article