RSA : on sait où campe Jean Arthuis et ce qu'en pense François Bayrou

Publié le par CAP 21 Auvergne


C'est passé en gros plan sur toutes les chaînes d'information : Jean Arthuis en maître de la cérémonie organisée par Nicolas Sarkozy pour annoncer le financement du Revenu Minimum d'Activité (RSA). En gos plan, mais JAMAIS cité...

Depuis son "
rassemblement des centristes" fin juin, Jean Arthuis a consommé son divorce avec le Mouvemenbt Démocrate et même avec François Bayrou. Il avait élaboré le programme économique de sa campagne présidentielle l'an passé lors. Il a donc trouvé en Nicolas Sarkozy un repreneur opportuniste ; il n'aura pu retenir son impatience et son besoin d'agir politiquement.

C'est un Jean Arthuis
tout sourire et bien à son aise qui accompagnait hier le président de la république. Pour ceux qui s'interrogeaient encore sur son "non alignement",voilà sans doute un début de réponse...

Pendant ce temps, François Bayrou critique la financement du RSA, faisant observer, à raison, qu'il n'est pas financé par "une taxe sur le capital mais par une taxe sur les épargnants", c'est à dire sur les classes moyennes.
Voir son communiqué AFP d'aujourd'hui :



"PARIS (AFP) - François Bayrou a critiqué jeudi la décision de financer le Revenu de solidarité active (RSA) par une nouvelle taxe de 1,1% sur sur les revenus du capital, qui cible selon lui "les classes moyennes" et "enlève toute logique à la politique du gouvernement".  

Cette annonce est "révélatrice des hésitations et des incertitudes de la politique suivie par Nicolas Sarkozy", a déclaré à l'AFP le président du Mouvement démocrate (MoDem).

"C'est, si je compte bien, le 7e ou 8e impôt supplémentaire créé depuis quelques mois", a-t-il souligné en citant "la taxe sur les mutuelles, la taxe sur les complémentaires santé, la taxe sur l'intéressement, la contribution transport des entreprises, la taxe sur le poisson, les franchises médicales". "C'est évidemment en contradiction directe avec les promesses qui avaient été faites par Nicolas Sarkozy".

"Deuxièmement, cette taxe n'est pas une taxe sur le capital, c'est une taxe sur les épargnants", et sur "les locataires qui en bout de chaîne devront assumer la part de la taxe" sur le foncier, a-t-il souligné. "Ce sont les classes moyennes qui vont être ciblées".

"L'existence du bouclier fiscal fait que les plus riches seront mis à l'abri de cette taxe nouvelle", a-t-il souligné.

Selon lui, cette décision "enlève toute logique à la politique du gouvernement. On a l'impression que les décisions sont prises au coup par coup, et cela porte atteinte à la nécessaire politique de long terme dont aurait besoin la France"."




Publié dans Mouvement Démocrate

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