Lundi 1 janvier 2007
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22:47
En 2007, la politique en Auvergne aura rendez-vous avec l'histoire. Tout d'abord en avril, un rendez-vous national avec les élections présidentielles dont l'issue
me paraît à ce jour très incertaine. Puis viendront les échéances locales. Nous voterons pour renouveler nos députés lors des législatives de mai. Suivront en septembre 2007 ou en mars 2008 les
échéances communales et intercommunales.
Pour que chaque auvergnat puisse préparer et accompagner ces rendez-vous, je formule trois voeux.
Moins de télévision, plus de discussions
Je souhaite d'abord que nous ne nous laissions pas manipuler par le matraquage des médias. Leurs informations sont aujourd'hui si peu fiables et si peu équitables
qu'il faut les décrypter systématiquement (quand on en a le temps) ou apprendre à regarder la télé moins souvent, ce qui devient presque une question d'hygiène. A ce titre je trouverais positif
et encourageant que les français regardent la télé une heu re de moins par jour en 2007, soit "seulement" 3 heures au lieu de 4 en 2006... et qu'ils mettent à profit cette heure pour discuter
ensemble de politique ou pour consulter d'autres sources d'information.
Mieux utiliser les médias est nécessaire si l'on souhaite une société de personnes averties et citoyennes. Toute chaîne publique qui se respecte devrait répondre de
ce but devant ses auditeurs.
Plus de citoyens en politique
Mon second voeu appelle une moralisation de la vie politique. L'entrée en fonction d'élus non carriéristes mais citoyens, non technocrates mais compétents, non
irresponsables mais redevables devant leurs électeurs apporterait la fraîcheur et le dynamisme qui manquent tant à notre région et à notre pays. Il faut avoir le courage de reconnaître que le
copinage, le pantouflage, le gruyérisme et autre clientélisme sont des formes diverses de corruption.
Comment se fait-il que de telles pratiques existent encore en 2007 dans un pays comme la France?
Ces pratiques resteront courantes si nous remettons en selle toujours les mêmes candidats. J'espère qu'en 2007 une nouvelle génération de "candidats-citoyens"
prendra la relève dans un grand nombre de circonscriptions.
A l'approche d'élections, ces deux premiers voeux relèvent du bon sens et leur réalisation serait un pied-de-nez réjouissant à la mafia
politico-médiatique.
Pour l'Auvergne, l'emploi est dans le pré (et dans les bois)
Enfin, dans un troisième temps, je veux dire à celles et ceux qui s'interrogent sur leur avenir et sur celui de la planète que non seulement il est possible de
relever le défi climatique : les technologies actuelles le permettent facilement. Mais encore que ce défi est un levier formidable pour sortir de l'impasse où nous conduit la mondialisation sans
règles et sans but que nous vivons. Car ce défi va nous demander un travail énorme de reconversion économique et donc créer des emplois en grand nombre.
On ne soupçonne pas encore à quel point.
Si nous relevons le défi climatique, nous entrerons (et sans doute n'avons nous pas d'autre choix) dans l'ère de la mondialisation régulée, dans l'ère des
ressources naturelles préservées et partagées.
En développant une industrie sobre, une agriculture propre et des modes de vie sans gaspillages, nous pouvons créer des milliers d'emplois, donner un avenir à nos
enfants et pérenniser la planète. Nous apprendrons à ne pas gaspiller, à favoriser les circuits courts, à produire en petites unités locales, à supprimer les grands risques industriels (ces épées
de Damoclès des temps modernes) à valoriser les ressources naturelles à leur coût réel, c'est à dire en incluant leur retraitement et l'énergie qu'elles ont nécessité...
Ce nouveau cap existe, il est viable.
Notre présidente Corinne LEPAGE estime à plus de 250.000 le nombre d'emplois à créer en France dans les 5 prochaines années dans le seul secteur de
l'environnement.
Pour l'Auvergne, nous avons déjà montré que le seul secteur des énergies peut en créer plus de 20.000 en 10 ans (voir notre dossier de mai 2005).
Les énergies, les ressources naturelles et l'agriculture sont les cartes maîtresse dont l'Auvergne dispose. Pour nos jeunes et pour notre économie, je souhaite que ceux qui nous dirigent
conduisent notre région dans cette voie.
Enfin, je souhaite que celles et ceux qui se sentent proches de Corinne LEPAGE ou de CAP21 nous rejoignent dans les campagnes qui arrivent. Notre présidente mérite
ses signatures et même, si Nicolas HULOT se retire, elle peut faire un score qui la mette en position d'agir par la suite.
Heureuse année à tous et toutes, avec avant toute chose une bonne santé.
Alexis MONJAUZE, délégué régional de CAP 21
Par Alexis Monjauze
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Publié dans : Cap21 Auvergne
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