Contre la cruauté

Publié le par CAP 21 Auvergne

sakineh.gifLes enfants de Sakineh Mohammadi Ashtiani, jeune femme iranienne, ont appelé la communauté internationale à l'aide suite à la condamnation à mort par lapidation de leur mère. Pour tenter d'empêcher la mort de Sakineh Mohammadi Ashtiani, vous pouvez signer la pétition en ligne.

Publié dans Rendez vous

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

jean françois 06/09/2010 07:08



Bien entendu aucune personne normalement constituée ne peut accepter la condamnation de cette femme à se faire lapider. Châtiment barbare pour une "justice" d'un
régime qui l'est tout autant. Mais la mobilisation afin de sauver cette mère m'interpelle pour plusieurs raisons.


- Tout d'abord on peut constater que cette mobilisation est essentiellement occidentale. Une nouvelle fois se pose la question : Où sont donc les musulmans
modérés ? Quasiment aucune mobilisation dans l'ensemble du monde musulman alors que ce dernier représente plus d'un milliard d'individus. Mais si on ne peut pas compter sur la
mobilisation des foules, que font les autorités ? Par exemple, que fait l'Organisation de la Conférence Islamique ?  Elle, si rapide à dénoncer les discriminations ou les atteintes
envers les musulmans et qui a le toupet de vouloir donner des leçons sur les droits de l'homme de haut de la tribune de l'ONU. Mais suis-je bête !!! Huit pays de cette glorieuse organisation
pratiquent encore cette barbarie. A savoir : le Nigéria, l'Arabie saoudite, l'Iran, le Soudan, l'Afghanistan, le Pakistan, les Emirats arabes unis et le Yémen.


- Mais il serait injuste de croire que le monde musulman a le monopole de l'hypocrisie. Car en Occident si on ne cesse de répéter qu'il faut sauver Sakineh on se
garde bien de dénoncer l'origine de cette barbarie. Si on dénonce, à juste titre l'horreur, du régime iranien, on se garde bien de dénoncer
la base religieuse de ce châtiment. Pas question d'évoquer l'islam. Pas d'amalgâaaaaame... Nous connaissons la chanson, le refrain et l'air préférés des collabos, des lâches et
des traîtres. Comment peut-on dénoncer une pratique barbare sans dénoncer la religion qui en est à l'origine ? Car la lapidation
est l'un des châtiments prévus par la Charia (la loi islamique) pour les personnes coupables d'adultère. Et pour bien saisir toute l'horreur de cette loi penchons-nous sur ce
qu'est en pratique la lapidation. Elle se passe le plus souvent en public. L'homme est enterré vivant jusqu'à la taille, les bras dégagé ; la femme jusqu'aux épaules. Le code pénal de la
république islamique, articles 102 et 104, définit les conditions de la lapidation : "Les pierres utilisées pour infliger la mort par lapidation ne devront pas être grosses au point que
le condamné meure après en avoir reçu une ou deux. Elles ne devront pas non plus être si petites qu'on ne puisse leur donner le nom de pierre. La taille moyenne est choisie généralement afin de
faire expier la faute par la souffrance". Charmant n'est-ce pas ?!!! En résumé un musulman modéré en Iran c'est un gars qui vous lapide avec des grosses pierres pour abréger votre
calvaire. Les exécuteurs sont placés à une quinzaine de mètres et lancent des projectiles sélectionnés pour leur arêtes effilées, provoquant ainsi des saignements spectaculaires.


- Enfin, si il est juste et indispensable de se mobiliser pour tenter de sauver cette iranienne, nous ne pouvons nous empêcher d'éprouver une certaine tristesse
devant les choix émotionnels très sélectifs des bobos parisiens. Tout ce beau monde semble se foutre totalement qu'un soldat franco-israélien, Gilad Shalit, croupisse dans les
geôles des barbares du Hamas depuis juin 2006. Tout ce beau monde semble se foutre totalement qu'un otage français, Denis Allex, peut-être membre des services de renseignement de son
pays (DGSE) croupisse en Somalie depuis juillet 2009 dans les geôles des barbares du mouvement islamiste somalien Al Chabaab, Il est vrai qu'ils n'ont pas la chance d'être
des journalistes otages pour bénéficier d'une mobilisation médiatique. Et après, les mêmes viennent nous abreuver quotidiennement sur les questions de discrimination dans la société
française...