Et si on parlait un peu de (dé)croissance?

Publié le par CAP 21 Auvergne

A l'initiative de Corinne Lepage et suite aux débats des journées d'été du rassemblement des écologistes, CAP21 ouvre le débat "croissance/décroissance".

 

A lire l'article de RUE89  ou encore les tribunes de Jean Chaussade, Corine Lepage ou Yves Cochet  dans Le Monde, il faut croire qu'il est grand temps de poser la question de l'évolution du monde que nous souhaitons mettre en place pour demain.

 

Pour Corinne Lepage,"si l'écologie politique décide d'être le porteur de la décroissance et d'un projet défini comme avant tout anticapitaliste et antilibéral, alors elle ratera le coche de l'Histoire (...)".


Elle précise"[qu']il est (...) indispensable de modifier notre rapport au travail" en passant "   d'un modèle économique à deux dimensions (travail et capital) à un modèle macroéconomique à au moins trois dimensions, introduisant le principal facteur de rareté issu de la finitude de notre planète".

Il faut "mettre l'emploi au cœur des politiques [pour permettre] de poser les questions de revenu disponible et de statut des individus dans la société. Mais, il implique aussi de changer le rapport à l'entreprise et cesser les amalgames entre les entrepreneurs et le casino de la finance".
"Il faut, enfin, changer notre manière de consommer pour aller vers un acte raisonné où le service rendu, à savoir la satisfaction du besoin réel, et la façon dont ce produit ou ce service est obtenu sont les principaux paramètres du choix".

"Avant de parler d'une décroissance globale [socialement et psychologiquement inacceptable et donc vouée à l'échec !] qui frapperait l'ensemble de la communauté humaine", Jean Chaussade, pense "[qu']il serait plus judicieux et surtout plus urgent de parler d'une meilleure répartition des richesses".

 

Quant à Yves Cochet, à "la propagande contemporaine" qui "ne cesse de rabâcher que « travailler plus, pour gagner plus, pour consommer plus » est la voie vers le bonheur", il affirme que la réponse  "qui détrônera les valeurs du productivisme au profit de celles de l’écologie" c' est "la propension à la dépense libre".

 

Tout un programme... A en juger par ces positions divergentes, le débat va être vif.

 

Et vous, vous en pensez quoi?

Publié dans Communiqués CAP21

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