Lorsque le verre est plein, il déborde : la terre aussi !

Publié le par CAP 21 Auvergne

 

 

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Lorsque le verre est plein, il déborde : la terre aussi !

Que reste-t-il aujourd’hui du mythe de la croissance et du progrès qui l’accompagne ? Des milliers de sans abri, des Rmistes, des chômeurs, des emplois précaires et l’angoisse des lendemains, y compris pour ceux qui ont la chance d’avoir encore un emploi.

Pourtant, la France est la cinquième puissance économique du monde, pays développé où l’augmentation constante de la richesse et de l’automatisation devrait permettre de subvenir aux besoins de tous. Ce n’est donc pas une crise économique que nous vivons, c’est la répartition des richesses créées qui est en cause. Notre société, à l’heure de la mondialisation de l’économie, n’assure plus les besoins fondamentaux de tous : nourriture, logement, protection sociale, santé, éducation …

Cependant au nom de la croissance et du progrès, la nature est pillée chaque jour un peu plus ; les sols, l’eau et l’air sont pollués. La recherche de la rentabilité à tout prix prime sur la raison et l’intérêt général. Elle mène à des tragédies : le sang contaminé, l’amiante, la crise de la « vache folle », les marées noires à répétition et aujourd'hui l'accident nucléaire de Fukushima … en sont de tristes illustrations.

Malgré ce constat d’échec, l’ensemble de la classe politique s’enlise dans des discours et des politiques dépassés qui nous conduisent dans une impasse. Comment croire, en effet, que la croissance peut être illimitée alors que notre monde est, lui, limité ? Faudra-t-il recouvrir la planète d’autoroutes, d’aéroports, d’immeubles, de trains, de camions, de voitures, piller toutes les ressources naturelles, empoisonner l’air, détruire le dernier arbre et polluer la dernière rivière pour enrichir les grands groupes industriels et augmenter les produits financiers ?

Et après, que ferons-nous ?

Lorsqu’on aura sacrifié l’être humain et la nature sur l’autel de la rentabilité économique, les dégâts causés à notre planète seront irréversibles et l’être humain en sera la première victime. Un autre choix de société s’impose basé sur une juste répartition des richesses, sur le partage du travail, sur le respect de la nature et de l’être humain, et sur la préservation des ressources de la planète.

C’est ce que les écologistes vous proposent.


Philippe LE PONT

Délégué régional CAP 21

 

Publié dans Billet

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