MODEM, EUROPE ECOLOGIE: qu'est-ce qui nous différencie ??

Publié le par CAP 21 Auvergne

Suite au billet sur le blog relatant notre rencontre avec Pierre JUQUIN ( Rencontre des CAP21 Auvergne avec Pierre JUQUIN dans le cadre du comité de soutien à EUROPE ECOLOGIE), les commentaires étaient orientés sur nos différences.

Quelle est la différence entre ce groupe d'électeurs, qui cherche une troisième voie au côté de BAYROU, cet autre groupe au côté de COHN BENDIT, et peut-être aux prochaines élections, un nouveau mouvement avec un nouveau leader ?

 

En fait, nous sommes dans la même quête : nous recherchons une nouvelle gouvernance.

Celle-ci ne pourra exister que par la création de la sixième république, de la fin de la cinquième, et surtout de la fin de notre système hyper présidentiel.

 

En son temps, DE GAULLE, militaire de carrière, dans une France en manque de chef, avait eu sûrement raison de mettre en place l'élection au suffrage universel du président de la république.

Mais cinquante plus tard, Nicolas SARKOSY a poussé à son paroxysme cette fonction en s'appropriant tous les pouvoirs, où les ministères ne sont plus que des ministères fantômes.

 

La vie politique est aujourd’hui complètement sclérosée :

Au parti socialiste, il n'y a plus d'idées, plus de programme mais que des hommes et femmes, qui veulent LA place. Une fois président, il ou elle aura enfin des idées.

A l'UMP pas besoin d'idées ni de programme, vu qu'il y a un chef qui pense à tout pour tous.

Au MODEM, il y avait de l'envie, de l'énergie et de la motivation, mais cela a été mis par-terre par le rêve d'un seul homme : devenir Président.

 

Historiquement des hommes ont fondé des parti politiques uniquement pour réussir leur challenge personnel, du parti socialiste par Mitterrand, du RPR par Chirac, de la prise en main de l'UMP pour Sarkosy.

Cette hyper présidentialisation se décline à tous les niveaux démocratique, à la région, aux départements et aux communes avec de véritables barons, de véritables autocrates.

 

Cap 21, avec sa fibre écologique depuis sa création, a rejoint le Modem pour en faire un parti démocrate écologique, le parti du développement durable. D'autres étaient venus dans ce parti pour une troisième voie ni de gauche, ni de droite.

Doux rêveurs que nous étions tous, véritables utopistes, nous n'avions pas mesurer la véritable nuisance politique de cet état "'hyper présidentiel" qui ravage les têtes, qui bloque toute créativité, qui sclérose tout parti politique. Nous n'avions pas perçu l'obsession maladive de François à devenir président et exclusivement président, tout le reste n'étant que futilité.

 

Alors, si nous voulons vraiment changer, sortir du bipartisme, militons pour une sixième république, et une nouvelle désignation du président. Cette maladie présidentiable, si elle est contagieuse à Europe écologique, alors nous verrons aussi rapidement le déclin de ce nouveau mouvement populaire. Et il faudra rechercher encore et encore...

 

Pascal CHALLET,

délégué Cap21 Puy de Dôme sud

Publié dans Régionales 2010

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