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Dossier thématique

Mercredi 21 mai 2008
Une lucidité rare que celle de Jean ARTHUIS. Quel dommage qu'il soit complètement oublieux des questions environnementales... S'il parvenait à faire la synthèse, ce serait certainement passionant et prometteur...
En attendant qu'il fasse sa mue écologique, comme Alain Juppé, Jean Louis Borloo ou d'autres... on peut ré-écouter l'émission "Face à Nous" diffusée le 14 mai par PUBLIC-SENAT.
 



Au menu : mondialisation et situation française, critique du bouclier fiscal, TVA de compététivité sociale, protection sociale, sission avec le MODEM etc...





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Mardi 20 mai 2008

Quelle femme ! Quelle pensée ! Quel travail ! Quand on dit qu'il y en a qui savent réfléchir, qui ont la tête bien faite, en voilà un exemple... et c'est encore une femme.
Economiste, maître de conférence à l'université de Toulouse et membre du réseau ATTAC, elle pose son regard aiguisé sur notre époque et essaie de faire une synthèse entre les crises de l'économique, du social et de l'écologique.
Je retiens cette idée "Nous avons tendance à croire qu'on se sortira de la crise écologique par les progrès de la science et de la technique. Or c'est impossible. La répose à la crise écologique ne peut être que politique. Elle n'est même pas économique ou social... Tout cela découlera d'un choix politique, d'une vision politique."

Invitée de TERRE à TERRE ce samedi 17 mai, sa vision de la démocratie est une bouffée d'oxygène et d'espoir. L'émission de FRANCE CULTURE est ré-écoutable un mois et téléchargeable (ou "podcastable") grâce à internet.




Synopsis de l'émission "Quelle démocratie voulons nous? Pièces pour un débat"

"La force et la richesse du mouvement altermondialiste résident dans sa diversité. C'est elle qui permet à des militants se réclamant de multiples croyances et trajectoires de se retrouver dans un combat commun. Cette diversité, cependant, risquerait de se transformer en cacophonie si n'étaient pas peu à peu explicitées les valeurs partagées qui fondent ce sentiment de communauté. Or quelles autres valeurs sont-elles partageables à l'échelle mondiale que les valeurs démocratiques?

Mais quelle démocratie voulons-nous? Celle des peuples, des nations, des individus, des moeurs, des cultures? Une démocratie représentative, participative, directe, d'opinion? Un mixte de tout cela?"




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Vendredi 16 mai 2008
résumé de l’article du 15 mai 2008 paru dans le quotidien suisse Le Temps








"Pas de précipitation. Alors que la Commission européenne entend elle aussi prendre son temps (…) le Conseil fédéral ne veut pas prendre le moindre risque. Il va donc proposer au parlement de prolonger de trois ans, soit jusqu'en novembre 2013, le moratoire de cinq ans sur les OGM imposé par l'acceptation, en 2005, d'une initiative populaire. Un moratoire qui ne concerne pas la recherche sur les OGM, qui s'est poursuivie (…)

" Pas de prise de position sur le fond

Le Conseil fédéral attend surtout les conclusions d'un programme de recherche financé par le Fonds national, lancé juste après la votation populaire et destiné à mesurer «l'utilité et les risques» de la dissémination de plantes génétiquement modifiées. Les résultats ne sont pas attendus avant 2012, et c'est sur cette base seulement que le Conseil fédéral entend arrêter sa position sur le fond et dire si oui ou non il est favorable à l'utilisation d'OGM dans l'agriculture.

Le conseiller fédéral a cependant souligné que la prolongation du moratoire ne signifiait nullement que le gouvernement était désormais acquis au principe d'une agriculture sans OGM. «Nous ne déciderons que plus tard.»

Usage pas indispensable, selon les paysans

(…) L'Union suisse des paysans (…) ne combat pas par principe l'utilisation d'OGM. Elle ne la juge toutefois pas nécessaire pour le moment, d'autres moyens permettant à l'agriculture suisse de parvenir aux mêmes résultats, explique Sandra Helfenstein, porte-parole de l'USP. L'organisation paysanne attend elle aussi les résultats du programme de recherche, mais surtout les conclusions, dans quelques semaines, d'une analyse qu'elle a demandée au Groupe de travail suisse sur le génie génétique sur la valeur de ce programme de recherche. (…)

Incertitudes européennes

Le Parti radical et les milieux économiques ont en revanche condamné une décision qu'ils jugent contraire aux intérêts de la recherche en Suisse. Les OGM, souligne le PRD, «permettent de lutter de manière significative contre la faim et de contenir le changement climatique.»

Plusieurs pays européens, on le sait, se montrent extrêmement sceptiques à l'égard des OGM. En 2006, l'Organisation mondiale du commerce avait jugé contraire à ses propres règles le moratoire décrété par la commission européenne. Cette dernière a assoupli sa position depuis, cherchant une solution à l'amiable avec les pays plaignants - les Etats-Unis, le Canada et l'Argentine. Mais le refus français, au début de cette année, d'autoriser une semence génétiquement modifiée du groupe Monsanto a durci une nouvelle fois le débat.
(…)"





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Vendredi 9 mai 2008
résumé de l'article "FMI-Faim" écrit par Serge HALIMI, paru dans Le Monde Diplomatique de mai 2008


FMI-FAIM

Le Fonds monétaire international (FMI) et l’Organisation mondiale du commerce (OMC) avaient promis que l’augmentation des flux de marchandises contribuerait à éradiquer la pauvreté et la faim. Cultures vivrières ? Autonomie alimentaire ? On avait trouvé plus intelligent : l’agriculture locale serait abandonnée ou orientée vers l’exportation. (…)
L’agriculteur malien confierait son alimentation aux firmes céréalières de la Beauce ou du Midwest, plus mécanisées, plus productives. Quittant sa terre, il irait grossir la population des villes pour devenir ouvrier dans une entreprise occidentale ayant délocalisé ses activités afin de profiter d’une main-d’œuvre meilleur marché. Les Etats côtiers d’Afrique allégeraient au même moment le poids de leur dette extérieure en vendant leurs droits de pêche aux bateaux-usines des pays plus riches. Il ne resterait plus ensuite aux Guinéens qu’à acheter des conserves de poisson danoises ou portugaises (1). Malgré une pollution supplémentaire générée par les transports, le paradis était assuré. Le profit des intermédiaires (distributeurs, transitaires, assureurs, publicitaires) aussi...
(…)
Les Etats qui ont suivi les « conseils » de la Banque mondiale et du FMI ont sacrifié leur agriculture vivrière. Ils ne peuvent donc plus se réserver l’usage de leurs récoltes. Eh bien, ils paieront, c’est la loi du marché. L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a déjà calculé l’envol de leur facture d’importation de céréales : 56 % en un an. Le Programme alimentaire mondial (PAM), qui nourrit chaque année soixante-treize millions de personnes dans soixante-dix-huit pays, réclame 500 millions de dollars supplémentaires.

Ses prétentions ont dû être jugées extravagantes puisqu’il n’en a obtenu que la moitié. Il ne quémandait cependant que le prix de quelques heures de guerre en Irak et le millième de ce que la crise des subprime va coûter au secteur bancaire, généreusement secouru, lui, par les Etats. On peut calculer les choses autrement : le PAM implorait pour... 13,5 % des sommes gagnées l’année dernière par le seul M. John Paulson, dirigeant d’un fonds spéculatif assez avisé pour prévoir que des centaines de milliers d’Américains seraient réduits à la faillite immobilière. On ignore combien rapportera, et à qui, la famine qui a commencé, mais rien ne se perd jamais dans une économie moderne.

Car tout se recycle ; une spéculation chasse l’autre. Après avoir alimenté la bulle Internet, la politique monétaire de la Réserve fédérale (Fed) a encouragé les Américains à s’endetter. Et gonflé la bulle immobilière. En 2006, le FMI estimait encore : « Tout indique que les mécanismes d’allocation de crédit sur le marché de l’immobilier aux Etats-Unis sont restés relativement efficaces. »
(…)
Et que fait alors le FMI, doté, selon son directeur général (Dominique STRAUSS-KAHN), de « la meilleure équipe d’économistes qui soit au monde »  ? Il explique : « Une des manières de résoudre les questions de famine, c’est d’augmenter le commerce international. » Le poète Léo Ferré écrivit un jour : « Pour que le désespoir même se vende, il ne reste qu’à en trouver la formule. »

Il semblerait qu’on l’ait trouvée.

Serge HALIMI, dans Le Monde Diplomatique, mai 2008

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Lundi 5 mai 2008

information péchée sur le site de ContreInfo



Par Nigel Morris, The Independent, 30 avril 2008

L’impact dévastateur du réchauffement climatique pourrait provoquer le déplacement d’un milliard d’individus d’ici à 2050.

Les politiques et les scientifiques réunis lors d’une conférence organisée aujourd’hui par l’Institute for Public Policy Research (IPPR) seront alertés contre les conséquences de la hausse des températures à travers la planète qui pourrait déclencher une migration massive atteignant une ampleur sans précédent.

Des centaines de millions de personnes pourraient être contraintes d’abandonner leur terre en raison de pénuries d’eau et de mauvaises récoltes dans la majeure partie de l’Afrique, ainsi que dans le centre et le sud de l’Asie et l’Amérique du Sud. Le réchauffement pourrait aussi accroître le nombre de personnes souffrant de famine et peser sur les prix des produits alimentaires alors même que l’agriculture peine à faire face à une demande croissante en raison d’une aridité de plus en plus prononcée.

L’augmentation du niveau des mers pourrait également causer des ravages, dans les communautés côtières en Asie du Sud, en Extrême-Orient, dans le sud des îles du Pacifique et les Caraïbes qui verraient leurs habitations submergées.

Les populations du nord et l’ouest de l’Afrique pourraient migrer vers l’Europe, tandis que la frontière sud des États-Unis serait confrontée à une nombre accru de réfugiés en provenance de l’Amérique Centrale.



(...) Lire la suite de l'article


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Mardi 18 mars 2008
(aujourd'hui nouveau record : 1 euro = 1,59 dollar)



L’occident tout entier a changé de visage lorsque le bloc communiste s’est fissuré en 1989 avant d’imploser en 1992. L’empire états-uniens est resté la seule superpuissance. Voilà presque 20 ans qu’ils n’ont plus d’adversaire économique ou politique.
La construction européenne pourrait être une alternative politique aux USA. Mais depuis le projet de constitution avorté, elle paraît pétrifiée, au moment même où le monde change à toute vitesse.

Certes, il y a aussi le terrorisme, la guerre contre Al Qaïda et l’islamisme. Mais ceci ne constitue pas une rivalité économique pour les américains. Les régles mondiales sont celles des anglo-saxons. Aucune force n’est venu contrebalancer l’idéologie llibérale. Les attentats ne remettent pas en cause l’ordre américain… bien au contraire : ils légitiment ses interventions en Irak et ailleurs.

De fait, les deux dernières décennies sont marquées par la mondialisation accélérée des échanges et par l’essor de la finance. Le poids de l’économie réelle a été progressivement enseveli par la croissance exponentielle des flux financiers. Les bourses en sont le théâtre et le révélateur. On s’exclamait lorsque la bourse de Paris franchit en 1987 le cap du milliard de francs de volumes échangés. Aujourd’hui, 5 milliards d’euros (32 milliards de francs) c’est une séance de routine à Paris… 3.200% en 20 ans… pas une activité ne croît aussi vite que la Bourse.

Aujourd’hui, des entreprises en bonne santé licencient, celles qui vont fermer peuvent construire des bâtiments neufs, les rumeurs ou les spéculations font plus varier les cours d’une action ou d’une monnaie que les résultats provenant de l’économie réelle… Comme l’indique l’axiome de JM KEYNES  « pour gagner en bourse, il ne faut pas investir sur l'entreprise potentiellement la plus rentable, mais sur l'entreprise dont tout le monde pense qu'elle est potentiellement la plus rentable ».
Sur fond d’accélération planétaire, les bulles se succèdent, de plus en plus amples et rapprochées : « krach américain de 1987 ». Dix ans plus tard, krach des jeunes économies de l’Asie du Sud-Est en surchauffe (1997).  Quatre ans après, krach d’internet qui s’étale de 2000 à 2003. Et depuis août 2007, crise des « subprimes » américaines. Avec cette fois, en corrollaire, la glissade inquiétante et peut-être incontrôlable du dollar, exactement à l’inverse des matières premières…

Comment lire tous ces évènements ?

Peut-être en regardant ce qui se passe ailleurs. L’article d’Eric Le Boucher dans Le Monde du dimanche 16 mars 2008, m’a frappé : « les économies en développement pèsent 50% du PIB mondial. La moitié de la production mondiale de porc est avalée par la Chine, de même pour le ciment, un tiers pour l’acier.  Sa consommation de de pétrole va tripler d’ici 2030 »...




Les choses s’éclaircissent :

- le géant chinois s’est réveillé, il a un appétit d’ogre. L’Inde et les autres pays émergés équivalent à deux ou trois autres ogres
- il n’y aura pas assez d’énergie, d’air, d’eau pour tous si nous l’utilisons comme aujourd’hui
- la pression sur les ressources naturelles va devenir le problème central des économies et des populations
- continuer avec le modèle actuel et sans gouvernance environnementale mondiale coûtera plus cher que les deux guerres mondiales et le krach de 1929 réunis, selon Nicholas Stern !

Dans cette perspective vertigineuse, on voit mal pourquoi la suprématie du dollar perdurerait. Les économies vont muter. Dans vingt ans, le dollar-étalon sera aussi loin de nous que l'est l’URSS aujourd’hui. Nous aurons tourné une, voire plusieurs pages d’histoire.

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Lundi 17 mars 2008
article paru sur la site "contreinfo" sous le titre

"Les besoins en énergie et en eau deviennent incompatibles"


La production d’énergie et la ressource en eau sont indissociables. Il faut beaucoup d’eau pour produire de l’énergie. Il faut beaucoup d’énergie pour fournir de l’eau. Les deux sont inextricablement liés, et les besoins s’accroissent pour ces deux ressources. L’arrivée des biocarburants amplifie encore ce problème. Ce ne sont pas moins de 23 000 litres d’eau qui sont nécessaires pour obtenir les 27 kilos de soja qui à leur tour permettront de produire 4 litres de carburant.

« L’approvisionnement en eau est aussi important que celui en pétrole », déclare Charles Groat, un géologue et expert sur ces questions à l’Université du Texas à Austin.

 

A l’inverse, « l’utilisation de l’eau exige une énorme quantité d’énergie », note Peter Gleick, le président du Pacific Institute for Studies in Development, Environment and Security, situé à Oakland, en Californie.

 

Au moment où les États-Unis tentent de réduire leur dépendance envers le pétrole en provenance de l’étranger en produisant plus d’énergie à partir de sources internes tels que l’éthanol, ils sont également confrontés à des tensions sur la ressource en eau.

 

L’eau est nécessaire pour l’exploitation minière du charbon, le forage de puits de pétrole, le raffinage de l’essence, la production et la distribution d’électricité ainsi que pour l’élimination des déchets, note M. Gleick.

 

« La principale utilisation de l’eau est celle du refroidissement des centrales électriques », a-t-il rappelé lors d’une conférence devant un groupe d’experts réunis sur le thème des interactions entre eau et énergies, à Boston le mois dernier.

lire la suite de l'article sur le site de cotre info


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