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déléguée Auvergne
Puy de Dôme Nord
Magali GOTHON
délégué Haute-Loire (Le Puy)
information péchée sur le site de ContreInfo
Par Nigel Morris, The Independent, 30 avril 2008
L’impact dévastateur du réchauffement climatique pourrait provoquer le déplacement d’un milliard d’individus d’ici à 2050.
Les politiques et les scientifiques réunis lors d’une conférence organisée aujourd’hui par l’Institute for Public Policy Research (IPPR) seront alertés contre les conséquences de la hausse des températures à travers la planète qui pourrait déclencher une migration massive atteignant une ampleur sans précédent.
Des centaines de millions de personnes pourraient être contraintes d’abandonner leur terre en raison de pénuries d’eau et de mauvaises récoltes dans la majeure partie de l’Afrique, ainsi que dans le centre et le sud de l’Asie et l’Amérique du Sud. Le réchauffement pourrait aussi accroître le nombre de personnes souffrant de famine et peser sur les prix des produits alimentaires alors même que l’agriculture peine à faire face à une demande croissante en raison d’une aridité de plus en plus prononcée.
L’augmentation du niveau des mers pourrait également causer des ravages, dans les communautés côtières en Asie du Sud, en Extrême-Orient, dans le sud des îles du Pacifique et les Caraïbes qui verraient leurs habitations submergées.
Les populations du nord et l’ouest de l’Afrique pourraient migrer vers l’Europe, tandis que la frontière sud des États-Unis serait confrontée à une nombre accru de réfugiés en provenance de l’Amérique Centrale.
« L’approvisionnement en eau est aussi important que celui en pétrole », déclare Charles Groat, un géologue et expert sur ces questions à l’Université du Texas à Austin.
A l’inverse, « l’utilisation de l’eau exige une énorme quantité d’énergie », note Peter Gleick, le président du Pacific Institute for Studies in Development, Environment and Security, situé à Oakland, en Californie.
Au moment où les États-Unis tentent de réduire leur dépendance envers le pétrole en provenance de l’étranger en produisant plus d’énergie à partir de sources internes tels que l’éthanol, ils sont également confrontés à des tensions sur la ressource en eau.
L’eau est nécessaire pour l’exploitation minière du charbon, le forage de puits de pétrole, le raffinage de l’essence, la production et la distribution d’électricité ainsi que pour l’élimination des déchets, note M. Gleick.
« La principale utilisation de l’eau est celle du refroidissement des centrales électriques », a-t-il rappelé lors d’une conférence devant un groupe
d’experts réunis sur le thème des interactions entre eau et énergies, à Boston le mois dernier.
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