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l'AGRICULTURE en Auvergne

Jeudi 9 octobre 2008



Par CAP 21 Auvergne - Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire
Mercredi 30 juillet 2008
extrait de l'article publié par Le Temps le 30 juillet, suite au énième échec des négociationspour l'ouverture des marchés agro-alimentaires entre pays riches et pays émergents.


• Clause de sauvegarde. Il s'agit d'une mesure qu'un pays en développement peut prendre lorsqu'il estime que des importations massives à bas prix menacent la production locale. Les Etats-Unis et d'autres exportateurs agricoles veulent fixer le seuil à 40% de hausse des importations pour justifier une telle mesure. L'Inde le veut à 10%.

• Coton. Lors de précédentes conférences, les pays africains producteurs de coton qui subissent les effets négatifs des subventions massives payées aux producteurs américains et européens, ont obtenu des promesses pour mettre fin à cette concurrence déloyale. «Nous sommes à Genève depuis neuf jours et ce sujet n'a pas été abordé une seule fois», a déploré le ministre de l'Agriculture du Burkina Faso.

• Droits de douane à l'importation de produits agricoles. Le Japon impose des droits de douane dépassant les 100% sur l'importation de certains produits, notamment le riz. Il est question de baisser cette taxe de 70%. Pour le Japon, une telle mesure entraînerait la fin de l'agriculture indigène.

• Banane. L'Union européenne impose des taxes sur les bananes importées des pays d'Amérique latine pour protéger les exportations en provenance de ses propres pays et ceux du groupe Afrique-Caraïbes-Pacifique. Les pays sud-américains ne veulent plus de ce régime discriminatoire.

• Indications géographiques (AOC). Ce sujet ne fait pas partie du Cycle de Doha, mais la Suisse et l'UE en ont fait une priorité et veulent l'inclure dans tout accord sur l'agriculture. Il s'agit de protéger les produits spécifiques liés à une région ou à une culture (Gruyère, Jambon de Parme par exemple). Les Etats-Unis, l'Australie, l'Argentine et d'autres pays refusent d'entrer en matière.

• Anti-concentration (produits industriels). Cette clause est voulue par les Etats-Unis, l'UE et le Japon. Elle vise à interdire la protection par les droits de douane d'un secteur d'activités dans son ensemble. Les pays émergents estiment qu'elle mettrait leurs industries naissantes en danger face à la concurrence étrangère.


Sur ce dossier, vous pouvez aussi lire l'article retraçant les 7 années de discussions stériles du Cycle de Doha, toujours dans le quotidien Le Temps.

*   *   *



Le 1er août, on lisait ce commentaire relativisant la portée de l'échec et surtout la nature de ces conséquences, dans Le Monde :

"Et même si Doha était présenté comme le "round" du développement, les fermiers des pays pauvres auraient pu en pâtir. Car nombre d'entre eux ont déjà un accès privilégié aux marchés des pays riches. Là, ils seraient entrés dans une compétition bien plus féroce : celle imposée par les importations subventionnées venues des pays occidentaux. Les vrais vainqueurs auraient été les laboratoires pharmaceutiques des pays riches qui auraient bénéficié de nouvelles règles sur la propriété intellectuelle.

VERS UNE GUERRE DOUANIÈRE ?

Le vrai péril est que ce raté alimente le protectionnisme à la fois en affaiblissant la confiance dans les règles de l'Organisation mondiale du commerce et en créant un climat politique favorable à l'augmentation des tarifs douaniers. Ces craintes sont bien réelles. L'échec de Doha signifie que la plupart des pays ont la possibilité d'augmenter unilatéralement les subventions si la baisse des prix des produits ou des considérations politiques le demande. Cela crée le spectre d'une guerre douanière comme dans les années 1930.

Pour autant, le commerce mondial a connu une vive expansion depuis dix ans sans parvenir à un accord sur le cycle de Doha. Et même si les pressions protectionnistes augmentent, le sentiment général reste favorable à la liberté du commerce. La vraie surprise est que le monde ait été si près d'un accord. Cela laisse la possibilité d'une renaissance de Doha avec de nouveaux dirigeants."



Par CAP 21 Auvergne - Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire
Mercredi 2 juillet 2008
résume de l'article de Christiane Galus, paru dans Le Monde du 22 juin 2008

"Il règne à ce sujet un véritable illettrisme, une méconnaissance de la structure et du fonctionnement des sols, tant chez les politiques que dans les médias, et même chez de nombreux scientifiques, poursuit le géochimiste. Alors qu'il faudrait fournir un véritable effort de guerre pour affronter le défi à venir !" Lassé de l'indifférence quasi générale sur cette question cruciale, Daniel Nahon a publié L'Epuisement de la terre, l'enjeu du XXIe siècle (Odile Jacob). Il y rappelle que le sol cultivable, qui a permis à l'homme de passer du stade de chasseur-cueilleur à l'agriculture, a mis des milliers d'années pour se constituer.

Il a fallu pour cela que la roche mère se décompose, puis qu'elle soit fertilisée par le lent travail des plantes et des bactéries. Non renouvelable, ce patrimoine devrait être considéré comme un bien mondial à protéger. D'autant plus précieux qu'en l'état actuel de nos connaissances techniques, on ne peut se passer des sols pour les cultures.

Pays riches, pays pauvres, pays émergents : la détérioration des sols touche toutes les régions du globe. Certaines parties de la Chine et de l'Inde connaissent d'importants problèmes d'érosion et de pollution. Au Brésil, les sols gagnés sur la forêt amazonienne s'appauvrissent.
(…)


Rien que dans l'Hexagone, "l'urbanisation - routes et villes - provoque à elle seule la disparition de 60 000 hectares de bonnes terres arables par an", explique Dominique Arrouays, directeur de l'unité Infosol à l'Institut national de la recherche agronomique (INRA) d'Orléans (Loiret). "Cela représente en dix ans l'équivalent d'un département français !", dit-il.
(…)

Face à ce danger croissant, une prise de conscience se fait jour.

Mais elle reste bien timide. En novembre 2007, le Parlement européen a adopté une proposition de directive sur la protection des sols, dont la portée a toutefois été amoindrie par une série d'amendements. (…) En France on a créé en 2001 le groupement d'intérêt scientifique Sol (…) qui a pour but de réaliser un inventaire des sols tous les dix ans pour observer leur évolution (…) En parallèle sera réalisée une cartographie de la qualité des sols qui devrait être terminée en 2012.

Mais les chercheurs voient déjà plus loin et imaginent d'autres fonctions pour les terres arables. "Jusqu'à présent, celles-ci servaient uniquement de support pour les cultures. Demain, elles devront fournir des services supplémentaires en relation avec la sauvegarde de l'environnement", affirme Guy Richard, directeur de l'unité science du sol à l'INRA d'Orléans. On demandera peut-être aux terres arables de lutter contre le réchauffement climatique en piégeant le carbone, de mieux filtrer l'eau, de recycler les déchets urbains ; ou encore de participer au maintien de la biodiversité. Autant de fonctions nouvelles qui pourraient contribuer à un cercle vertueux, puisqu'elles assureraient du même coup la pérennité des sols qui s'y consacreraient.

Pour piéger le carbone, il faudra éviter les labours profonds qui (…) libèrent du gaz carbonique. Cela nécessitera de réduire le travail de la terre, qui sera réalisé sur une profondeur plus faible : on se contentera par exemple de semis directs, qui ne nécessitent qu'un grattage en surface pour introduire la graine.
(…)

Apprendra-t-on également, dans un avenir proche, à orienter l'activité microbienne des sols afin d'améliorer la filtration de l'eau ? A analyser les terres pour repérer les plus propices au recyclage des déchets ? Dans tous ces domaines, les recherches doivent encore être poursuivies.
Mais il est aussi des solutions plus classiques pour préserver les sols. Diminuer les pesticides, laisser sur place les débris végétaux, étudier le paysage pour limiter l'érosion en fonction du relief...
Des solutions qui ne demandent pas d'efforts gigantesques, mais simplement un peu plus d'égards vis-à-vis de ce manteau d'arlequin qui nous fait vivre.
(…)

Pour relever ce défi, "plusieurs sauts technologiques majeurs seront nécessaires", estime Daniel Nahon. Et l'on ne pourra éviter, selon lui, l'utilisation des plantes transgéniques. Les seules à permettre les cultures sur les sols arides et salés, malheureusement de plus en plus nombreux.

Christiane Galus



Daniel Nahon est professeur de géochimie à l'université Paul-Cézanne d'Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône). Grand connaisseur des fragilités de la Terre, il tire la sonnette d'alarme. "Les sols n'en peuvent plus. Nous sommes au bord de l'abîme et, si cela continue, il y aura des famines", s'emporte-t-il. A force de pollution industrielle, de pesticides à hautes doses, d'urbanisation forcenée, d'érosion, de déforestation et d'irrigation mal contrôlée, près d'un quart des terres utilisables dans le monde, en effet, sont déjà dégradées (…)

TERRES CULTIVABLES
Sur 13,5 milliards d'hectares de terres émergées, 22 % (soit 3 milliards) peuvent être cultivés. La moitié environ sont exploités (chiffres de la FAO).

ÉROSION
Dans les pays tempérés, l'érosion varie en moyenne, selon le terrain, de 0,5 à 20 tonnes de terre par hectare et par an. Ce taux peut monter jusqu'à 200 t/ha/an dans les régions tropicales à fortes précipitations.

À LIRE
L'Epuisement de la terre, l'enjeu du XXIe siècle, de Daniel Nahon, éd. Odile Jacob, 2008, 240 p., 25,90 euros.



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Mercredi 14 mai 2008



source Le Monde du 12 mai 2008

" Deux agriculteurs spécialisés dans la culture de maïs alimentaire biologique, Julien Veillat et son père Christian, dont l'exploitation est située à Villiers-en-Plaine, dans les Deux-Sèvres, ont déposé une plainte à la gendarmerie locale. Leur production a en effet été contaminée par des gènes de maïs transgénique, alors que les parcelles de maïs OGM les plus proches sont officiellement distantes de plus de 35 kilomètres de leurs champs...

Les OGM n'inquiétaient pas vraiment les deux agriculteurs jusqu'à ce qu'une analyse de routine, effectuée par la Coopérative régionale d'agriculture biologique (Corab), révèle une contamination de leur maïs par dissémination de maïs transgénique dans l'environnement.

Cette affaire intervient en plein examen parlementaire de la loi sur les OGM. La députée socialiste des Deux-Sèvres, Delphine Batho, l'a d'ailleurs évoquée à la tribune de l'Assemblée nationale pour dénoncer les dangers des plantes transgéniques et l'absence de garanties entourant la culture de celles-ci.

La région Poitou-Charentes, présidée par Ségolène Royal, s'est toujours montrée hostile à la culture des OGM en plein champ et soutient la plainte des deux agriculteurs. Ceux-ci ont demandé à l'Etat une indemnisation à la hauteur du préjudice qu'ils estiment avoir subi. En l'absence de réponse, ils envisagent de saisir la justice. La Corab et la région Poitou-Charentes ont annoncé leur intention de se porter partie civile.

Julien et Christian Veillat risquent de voir leur production de maïs alimentaire déclassée : avec cette contamination, plus question de bénéficier du label "bio". Et à l'heure actuelle, aucune compagnie d'assurances ne souhaite assurer le risque de contamination par les OGM. Les deux agriculteurs veulent que leur droit à l'indemnisation soit reconnu et souhaitent que leur affaire entraîne une prise de conscience du monde agricole sur les dangers représentés par la culture des OGM en plein champ. Pour les défendre, ils ont choisi une équipe d'avocats spécialisés : le cabinet Huglo-Lepage, de l'ancien ministre de l'environnement Corinne Lepage.

Serge Morin, vice-président (Verts) de la région Poitou-Charentes, a rappelé que Mme Royal souhaitait "que l'Etat revoie ses procédures, l'arrêt des cultures OGM en plein champ, que les agriculteurs victimes soient indemnisés et que soit prise en compte la suspicion risquant d'affecter certains produits, comme le beurre d'Echiré, reconnu mondialement, la parcelle concernée étant située sur le territoire de cette commune". "

 



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Mercredi 12 mars 2008
informartion reprise sur l'union européenne, parue dans le Journal de l'Environnement

" "Methane to markets" est une initiative  d’envergure internationale lancée par les Etats-Unis en 2004. Elle consiste à réduire, grâce aux technologies, les émissions de méthane (CH4) dans les secteurs de l’agriculture, des mines de charbon, des décharges, du pétrole et du gaz. Selon le commissaire européen de l'énergie, cela «contribuera directement à l’objectif de la Commission européenne de limiter le réchauffement climatique à 2°C».

Actuellement, 20 gouvernements nationaux et l’Union européenne sont membres de Methane to markets.

Il s’agit de poursuivre les objectifs communs de réduction des gaz à effet de serre (GES) en utilisant les compétences existantes en matière de capture du méthane et d’utilisation des technologies.

Le «methane to markets» devrait permettre de réduire jusqu’à 50 millions de tonnes d’équivalent carbone de méthane par an d’ici 2025, ce qui équivaut environ aux émissions de GES de 50 centrales énergétiques à charbon de 500 mégawatts (MW).
"

Comme le savent tous les paysans, les lisiers, fientes, purins et autres fumiers dégagent d'importantes quantités de méthane. Hors le méthane a deux caractéristiques :
    - c'est un gaz qu'on emploie pour se chauffer, cuisiner ou se déplacer (voiure au gaz)
    - c'est un gaz à effet de serre 27 fois plus puissant que le CO2.

Récupérer le méthane qu'émettent nos élevages permet d'atteindre plusieurs objectifs d'un même coup :
    - réduire nos émissions de gaz à effet de serre
    - commercialiser une énergie renouvelable
    - apporter à l'agriculture des débouchés et de revenus complémentaires...


La Haute Autriche s'est lancée dans cette voie en 1995. Aujourd'hui, elle n'a plus besoin de pétrole ni de gaz fossiles. L'énergie qu'elle produit ou récupère lui permet d'être autosuffisante...

Alors qui est partant en Auvergne pour se lancer sur cette voie prometteuse? La FNSEA? les JA? La confédération paysanne?... A moins que des industriels ne devancent (une fois encore) les agriculteurs?

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Vendredi 29 juin 2007

J'ai entendu il y a quelques temps à la radio qu'il y aurait sur terre trois fois plus d'animaux d'élevage que d'êtres humains! Si l'on s'interroge deux minutes, qu'est ce que ça nous raconte?

Que pour chacun de nous, il existe une vache, un lapin et un mouton. Ou encore une chèvre, une poule et un agneau. A supposer que chaque humain produise ses oeufs, son fromage et sa viande, une famille de quatre personnes acueillerait douze animaux d'élevage sous son toit.
Dans des conditions naturelles et extensives, c'est à dire de rendement normal, nous aurions tous les jours :
- un oeuf par poule
- 8 litres de lait par vache
- 1 litre de lait par chèvre
et de la viande à profusion... Mais que ferait cette famille avec tout le surplus? Qu'en faisons nous au niveau mondial ? Et comment s'explique-t-il?

Si certains ont des éléments de réponse, ce serait intéressant de nous les faire partager.

J'ai quand même voulu vérifier cette population mondiale d'animaux d'élevage. Je n'ai pas trouvé directement de réponse, que ce soit sur les moteurs de recherche (Google, Yahoo et Cie) ou sur les wiki (Wikipedia, Ekopedia et caetera).

Par contre, j'ai trouvé des réponses pour la France. Chez nous, la population animale de 2006 s'élève à 311 millions d'âmes. La répartition par espèce est la suivante (en MILLIONS) :


 
vaches 19,4
porcs 14,8
chèvres 1,2
agneaux 8,9
chevaux et ânes 0,5
volailles 256
lapins 10,4


Avec 62 millions d'homosapiens-francus, nous sommes 4 fois moins nombreux en France que les gallinettes, canards et autres poules... qui elles sont 256 millions en France! Les chèvres à elles seules produisent 327 millions de litres de lait par an, soit un million de litre par jour environ

On entrevoit mieux maintenant certains problèmes. Ou certaines questions.

1- Comment se fait-il qu'on ne les voit jamais alors qu'ils sont 5 fois plus nombreux que nous? Des hommes on en croise tous les jours. Mais où sont les animaux? Bien souvent, hélas, ils sont cachés dans des usines à bétail dénommées "stabulations". Ils ne sortent pas à la lumière du jour, naissent, vivent et meurent sur des territoires confinés et très exigus.

2-Où met-on leurs excréments ? Les quantités considérables d'excréments produits sont concentrées sur de très petites surfaces. Il en découle des pollutions localisées et des niveaux de nitrates de plus en plus élevés dans l'eau que nous buvons notamment suite aux épandages. Il en résulte aussi une production de méthane considérable, un gaz pourtant utilisable pour nous chauffer ou porduire de l'électricité. Un gaz à effet de serre 21 fois plus puissant que le CO2 qu'on laisse s'envoler... ON sait aussi que les animaux élevés en batterie sont nourris d'antibiotiques et que les antibiotiques se retrouvent dans les excréments puis dans la nature où ils jouent un rôle de destructeur biologique...

3- Quel traitement réservons nous à ces animaux ? Nous devinons sans trop vouloir le savoir que les animaux d'élevage sont traités comme de la chaire à pâté. Ils n'ont qu'une seule valeur, leur valeur marchande. La question de leur bien-être ou de leurs rapports entre eux, comme par exemple entre le veau et sa mère, est évacuée. Ils ne naissent que pour nourrir.



En partant de ces chiffres de la population animale, on voit que l'on peut remonter toute la chaîne alimentaire de notre société. Et pour finir ce questionnement, il y aurait probablement une question très humaine car très philosophique : quel statut donnons nous aux animaux? Animaux d'élevage et aussi animaux sauvages. Quelle est la représentation que nous nous en faisons? Quelle part des traitements que nous leur réservons sommes nous prêts à assumer?  Et quelle part refusons nous?






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Mercredi 24 janvier 2007
Quand le gouvernement et la firme MONSANTO font alliance pour nous faire manger des OGM dont les effets sont inconnus...

Une petite vidéo extraite de l'émission "90 MINUTES" d'octobre 2005 diffusée par CANAL +...











Le gouvernement vous souhaite " bon appétit!..."

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