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Démocrate

déléguée Auvergne
Puy de Dôme Nord
Magali GOTHON
délégué Haute-Loire (Le Puy)
VERS UNE GUERRE DOUANIÈRE ?
Le vrai péril est que ce raté alimente le protectionnisme à la fois en affaiblissant la confiance dans les règles de l'Organisation mondiale du commerce et en créant un climat politique favorable à l'augmentation des tarifs douaniers. Ces craintes sont bien réelles. L'échec de Doha signifie que la plupart des pays ont la possibilité d'augmenter unilatéralement les subventions si la baisse des prix des produits ou des considérations politiques le demande. Cela crée le spectre d'une guerre douanière comme dans les années 1930.
Pour autant, le commerce mondial a connu une vive expansion depuis dix ans sans parvenir à un accord sur le cycle de Doha. Et même si les pressions protectionnistes augmentent, le sentiment général reste favorable à la liberté du commerce. La vraie surprise est que le monde ait été si près d'un accord. Cela laisse la possibilité d'une renaissance de Doha avec de nouveaux dirigeants."
Les OGM n'inquiétaient pas vraiment les deux agriculteurs jusqu'à ce qu'une analyse de routine, effectuée par la Coopérative régionale d'agriculture biologique (Corab), révèle une contamination de leur maïs par dissémination de maïs transgénique dans l'environnement.
Cette affaire intervient en plein examen parlementaire de la loi sur les OGM. La députée socialiste des Deux-Sèvres, Delphine Batho, l'a d'ailleurs évoquée à la tribune de l'Assemblée nationale pour dénoncer les dangers des plantes transgéniques et l'absence de garanties entourant la culture de celles-ci.
La région Poitou-Charentes, présidée par Ségolène Royal, s'est toujours montrée hostile à la culture des OGM en plein champ et soutient la plainte des deux agriculteurs. Ceux-ci ont demandé à l'Etat une indemnisation à la hauteur du préjudice qu'ils estiment avoir subi. En l'absence de réponse, ils envisagent de saisir la justice. La Corab et la région Poitou-Charentes ont annoncé leur intention de se porter partie civile.
Julien et Christian Veillat risquent de voir leur production de maïs alimentaire déclassée : avec cette contamination, plus question de bénéficier du label "bio". Et à l'heure actuelle, aucune compagnie d'assurances ne souhaite assurer le risque de contamination par les OGM. Les deux agriculteurs veulent que leur droit à l'indemnisation soit reconnu et souhaitent que leur affaire entraîne une prise de conscience du monde agricole sur les dangers représentés par la culture des OGM en plein champ. Pour les défendre, ils ont choisi une équipe d'avocats spécialisés : le cabinet Huglo-Lepage, de l'ancien ministre de l'environnement Corinne Lepage.
Serge Morin, vice-président (Verts) de la région Poitou-Charentes, a rappelé que Mme Royal souhaitait "que l'Etat revoie ses
procédures, l'arrêt des cultures OGM en plein champ, que les agriculteurs victimes soient indemnisés et que soit prise en compte la suspicion risquant d'affecter certains produits, comme le
beurre d'Echiré, reconnu mondialement, la parcelle concernée étant située sur le territoire de cette commune". "
| vaches | 19,4 |
| porcs | 14,8 |
| chèvres | 1,2 |
| agneaux | 8,9 |
| chevaux et ânes | 0,5 |
| volailles | 256 |
| lapins |
10,4 |

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