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les ENERGIES RENOUVELABLES en Auvergne

Vendredi 10 octobre 2008

Depuis la rencontre avec Corinne LEPAGE à Clermont-Ferrand en septembre 2006, les publications du professeur Bandajevski sont restées à l'écart des cercles de décision... le lobby nucléaire travaille en toute oopacité pour diffuser "sa" vérité.




article paru dans Le Monde du 9 octobre 2008

"Le 9 octobre se tient à Vilnius, en Lituanie, une conférence sur les victimes de Tchernobyl. Elle est organisée par Youri Bandajevski, qui a étudié l'état de santé des populations des régions contaminées après la catastrophe de Tchernobyl. Il a de ce fait été emprisonné de 2001 à 2005 par le régime du président biélorusse Alexandre Loukachenko, puis exilé. Il vit maintenant en Lituanie.

Quelle est la situation des populations vivant dans les zones contaminées par les retombées de Tchernobyl ?

Elle est très mauvaise. Toute la population biélorusse est, du fait de l'alimentation, en contact avec la radioactivité. Mais dans les régions les plus contaminées, au sud-est du pays, autour de la ville de Gomel, deux millions de personnes sont dans une situation très dangereuse.

Les taux de mortalité et de maladies y sont beaucoup plus élevés que dans le reste du pays. Les docteurs Valentina Smolnikova, Alexeï Duzhy et Elena Bulova, qui présentent leurs travaux à la conférence, font état d'une forte augmentation des maladies cardio-vasculaires et des cancers des organes internes. Cela explique une forte mortalité, trois à quatre fois plus forte que dans le reste du pays. Mais il est difficile de rassembler l'information. Le gouvernement cherche à la cacher. Les données ont été trouvées dans des rapports nationaux non publiés et grâce à divers contacts. Il faut ouvrir les yeux : au coeur de l'Europe, une population vit dans une situation mortelle.

Comment se pose le problème des liquidateurs ?

La Biélorussie compte plus de 100 000 liquidateurs, ces personnes qui ont travaillé à nettoyer les zones contaminées dans les mois qui ont suivi l'accident de 1986. Beaucoup sont dans une très mauvaise situation de santé. Mais il est difficile de la connaître précisément, parce qu'ils n'ont pas tous été enregistrés par les autorités, qui ne s'occupent pas d'eux.

La situation des liquidateurs en Lituanie ou en Russie est meilleure. Nous voulons organiser un soutien moral et physique des liquidateurs biélorusses, et la conférence devrait permettre de créer leur syndicat. Il pourra assurer leur défense juridique, pour faire reconnaître le lien entre leur mauvais état de santé et l'accident de Tchernobyl.

Quelle est la politique du président Loukachenko sur Tchernobyl ?

Excusez-moi, je ne peux pas commenter la situation politique en Biélorussie. Vous connaissez mon chemin : étudier les conséquences de l'accident est dangereux. Mais j'ai poursuivi mon travail et je continue. Le gouvernement connaît très bien la situation de Tchernobyl, mais il ne veut pas en parler.

Propos recueillis par Hervé Kempf"


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Lundi 29 septembre 2008

article paru dans Le Temps du 29 septembre 2008


"Les économies d'énergie sont peu valorisées, perçues le plus souvent négativement et assimilées à des privations. L'un de leurs pionniers, Amory Lovins, directeur du Rocky Mountain Institute, affirme au contraire que nous allons être surpris par la révolution vertueuse qui s'annonce."



Amory Lovins fait partie de ces physiciens qui, il y a un quart de siècle, ont mis en doute la nécessité de produire toujours plus pour satisfaire les besoins des économies industrielles. Pendant longtemps, il n'a pas été franchement écouté. Mais tout change. Depuis que le pétrole flambe et que l'on craint un nouveau «choc», le visionnaire et provocateur de Snowmass est pris très au sérieux. On évoque son nom comme prochain ministre de l'Energie. Lui en rigole, car il aime trop son indépendance et se méfie des compromis politiques. Rencontre avec un scientifique qui annonce une nouvelle révolution industrielle bio-inspirée.

Le Temps: Nous sommes à nouveau dans une «crise» de l'énergie. A-t-on appris quelque chose depuis la dernière (1979)?

Amory Lovins: Beaucoup de choses, même si j'ai parfois l'impression que nous n'avons rien retenu. Ce que nous savons: l'essentiel de l'énergie utilisée est gaspillé - souvent de manière cachée - et une bonne partie n'est pas utile et même non rentable. Nous savons aussi qu'économiser l'énergie est plus intelligent que de la produire. Les solutions pour une meilleure efficacité énergétique l'emportent largement sur les coûts. Enfin, les solutions sont moins chères et plus faciles à transposer que celles dont nous disposions à la fin des années 70, début des années 80. L'innovation et la technologie sont les vecteurs d'une révolution majeure dont le secteur privé commence à s'en emparer.

(...)

- On a l'impression que rien ne bouge vraiment et que toute mesure d'économies d'énergie est perçue comme un coût ou un sacrifice.

- Tout simplement parce que l'on n'y prête pas attention! La dernière fois que nous nous en sommes préoccupés, les résultats ont été significatifs: de 1979 à 1985, la croissance du produit intérieur brut américain a été de 27% alors que la consommation de pétrole a chuté de 17% (les importations de 40%). En 2006, nous utilisions 48% moins d'énergie pour produire la même unité de richesse qu'en 1975. Aujourd'hui, compte tenu des techniques à disposition, nous pouvons faire beaucoup mieux. Nos équipes (ndlr: les conseillers du Rocky Mountain Institute) ont accumulé une expérience qui couvre 29 secteurs industriels. Nous pouvons affirmer qu'il est possible de diminuer la consommation d'énergie de 30 à 60% et même de 40 à 80% dans le cas de nouvelles usines. Et, souvent, ces économies permettent de réaliser dans la foulée des gains de productivité considérables.

(...)

- Votre analyse est rassurante. Mais avons-nous encore suffisamment de temps pour faire face aux «échéances» climatiques?
- Nous pouvons éviter une catastrophe. Nous avons assez de temps. A condition que nous commencions immédiatement et que l'on cesse de parler des économies et des nouvelles sources d'énergie en termes de coûts alors qu'il s'agit d'opportunités et de nouveaux jobs.

(...)


- Que serait une «bonne» politique de l'énergie?

- Je n'accorderais pas trop d'importance aux décisions politiques. Souvent, les intentions sont dévoyées et aboutissent à des solutions erronées. La politique énergétique, surtout dans ce pays (les Etats-Unis), est aux mains de lobbies, qui se partagent l'argent public comme le renard chasse la poule dans le poulailler. Ils n'ont aucune envie de changer. Quant aux économistes, beaucoup sont des théoriciens qui ne croient qu'au signal «prix». Les prix sont importants mais ils ne recouvrent pas tous les intérêts de la société (notamment environnementaux). Les failles du marché existent; elles sont même la règle et créent des opportunités. Une bonne politique consisterait à lever tous les obstacles à l'innovation et au marché, à laisser toutes les filières se livrer une concurrence frontale mais honnête. Nous en sommes très loin. Les conservateurs refusent de telles règles et les adversaires du marché ne croient pas à ses vertus. Je suppose que c'est aussi un peu comme cela en Suisse, non?

- Un exemple?

- En Europe et dans une bonne partie des Etats-Unis (même si cela est en train de changer), les compagnies électriques ou gazières sont rémunérées sur la base de tarifs qui encouragent les ventes alors que nous devrions les récompenser pour des prestations qui soient à l'avantage du consommateur! Comment voulez-vous que les compagnies électriques ou gazières soient enthousiastes à l'idée d'économiser l'énergie quand elles sont récompensées sur la base des seules ventes?

- Précisément, quels changements envisagez-vous pour le secteur électrique?

- Dans la production d'électricité, deux transformations majeures sont en cours. La première est qu'il est déjà plus rentable d'économiser le courant que de le produire. La seconde, dont on ne parle pas suffisamment, est l'émergence des microproducteurs. Ce modèle va finir par s'imposer, même si les grandes compagnies électriques pensent le contraire. On s'achemine vers des productions décentralisées provenant du solaire, de la biomasse, de la géothermie, du couplage chaleur-force, des déchets, de la mini-hydraulique, bref d'une foule de nouvelles sources. Les consommateurs eux-mêmes seront aussi des producteurs et s'intégreront dans des réseaux dits intelligents. Les risques d'investissement par rapport aux grands réseaux étant moindres, ils seront très attractifs. Peu de gens le réalisent déjà: un sixième de la production d'électricité mondiale et un tiers des nouvelles capacités mises sur le marché proviennent des microcentrales. En Europe, en 2007, les nouvelles capacités de l'éolien ont dépassé celles provenant du gaz; il en sera de même cette année aux Etats-Unis. Et pour la première fois de l'histoire, la production des microcentrales a dépassé celle du nucléaire.

- Vous ne croyez pas à un retour du nucléaire?

- Non. Au niveau mondial, le surplus d'énergie nucléaire injecté a été inférieur à celui du photovoltaïque et représente un dixième des capacités éoliennes. Les raisons? Le nucléaire demeure une énergie chère, très centralisée et lente à mettre en œuvre. Même si vous prenez en compte l'argument des émissions de CO2 qui plaide en sa faveur, un calcul rapide montre que l'investissement dans le nucléaire n'arrivera pas à inverser à temps la tendance à l'augmentation des gaz à effet de serre. Au contraire. Le même dollar investi pour fermer une centrale thermique au charbon, stimuler les économies ou développer les nouvelles énergies renouvelables aura un effet deux à dix fois supérieur à ce même dollar dépensé dans l'industrie nucléaire. Les investisseurs privés l'ont compris: malgré des subventions qui couvrent les frais de construction, ils n'investissent pas dans une filière qui ne supporte pas la concurrence et ne peut s'épanouir que sous des régimes gouvernés par le centralisme ou «socialistes». Par essence, le nucléaire ne peut pas supporter la concurrence. Il est par essence impérialiste.

(...)

- Pensez-vous que le prochain président des Etats-Unis aura une politique différente?

- Tout dépend de qui sera élu. La politique actuelle de la Maison-Blanche est un échec. Je n'ai qu'un souhait: les mêmes règles pour tous et que les meilleures filières gagnent! Une taxe CO2 ou un système d'enchères des droits de polluer seraient utiles, à condition que l'on ne récompense pas les cancres. Mais, encore une fois, c'est l'innovation et la logique économique qui seront les facteurs les plus importants.

- Quels conseils donneriez-vous à un jeune ingénieur?

- Nous assistons à une double révolution dans les sciences de l'ingénieur qui, mises ensemble, peuvent contribuer à résoudre une part très importante des problèmes de la planète. La première consiste à concevoir des systèmes qui permettent d'économiser de très grandes quantités d'énergie et de ressources; la seconde émane de l'ingénierie bio-inspirée. Je pense en particulier à des matériaux capables de s'auto-assembler, de s'auto-nettoyer, à des cultures de bactéries pour produire de l'hydrogène, aux recherches qui visent à comprendre comment les insectes sont capables de capter l'humidité de l'air. Imaginez l'impact que pourrait avoir une telle invention pour un pays comme la Chine où 50% de la croissance de la consommation d'électricité résulte de la multiplication des climatiseurs. Pensez à des immeubles qui respirent comme les plantes, recyclent l'eau et produisent plus d'énergie qu'ils n'en consomment. La nature est une source d'idées et de stratégies pour stocker, élaborer et croître qui n'a pas fini de nous surprendre. Mon conseil à l'ingénieur: l'avenir est la frugalité.


lire l'intégralité de l'article sur le site du Temps.ch


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Lundi 18 août 2008

cette info a été publiée sur zoom 42 fin juin 2008


Le designer français Philippe Starck vient de créer une éolienne individuelle à bas coût. En fonction de sa taille, elle peut traiter entre 10 % et 60 % des besoins énergétiques (6 tailles différentes). Ces éoliennes seront fariquées par l'entreprise Pramac à Charlieu (département de la Loire)


Philippe Starck Network. DR  


Le designer français Philippe Starck a présenté à Milan, dans le cadre de la manifestation Greenergydesign au début du mois de mai 2008, le prototype d'une éolienne de petite dimension destinée au grand public et qui peut être installée dans un jardin, voire sur une terrasse. 'Cette éolienne individuelle, abordable et démocratique', comme la définit lui-même le designer, a été conçue en collaboration avec le groupe italien Pramac, un fabricant de groupes électrogènes traditionnels, récemment réorienté sur les énergies renouvelables. Relié à un accumulateur, elle sera vendue entre 300 et 400 euros dès l'automne 2008.

  à suivre...



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Jeudi 17 juillet 2008
Pour la première fois, l’ADEME dresse un état des lieux des principales activités liées à l’efficacité énergétique et aux énergies renouvelables en France : isolation dans les logements, transports collectifs, véhicules moteur classe A et B, équipements en énergies renouvelables...
Ce champ d’observation est complémentaire aux emplois environnementaux (assainissement, déchets, air, bruit, etc.) comptabilisés par la Commission des comptes et de l’économie de l’environnement (376.000 en 2006).

Ces marchés ont dépassé les 33 Milliads € en 2007, en croissance de 17% en 2007 pour un peu plus de 200.000 emplois dont :
- 70% sur l’efficacité énergétique des transports et du résidentiel ( 24 Mds€)
- 30% sur les EnR (énergies renouvelables) pour un marché de 9,4 Mds€ réparti en trois filières principales: chauffage au bois 2 Mds€, les éoliennes 1,7 Md€, les agrocarburants 1,5 Md€.


Ce dossier « Stratégie & Études » évalue aussi les objectifs du Grenelle d’ici 2012. Le marché sera principalement tiré par la  demande des ménages :
- demande de travaux,
- d’équipements
- de fournitures
- dépenses d’isolation du logement
- acquisition de systèmes de chauffage
- d’équipements électroménagers
- de véhicules particuliers énergétiquement performants.

La demande des entreprises intervient pour 27% seulement (matériel ferroviaire et production d’énergie d’origine renouvelable).
La contribution des collectivités locales est encore plus modeste: 4% sur les infrastructures de transports collectifs (tramways)
Les exportations, essentiellement constituées d’équipements de transport et de véhicules particuliers, sont estimées à 3,5 Mds€(12% du marché).



Vous pouvez lire et télécharger cette enquête "Stratégie & Etudes" de juillet 2008 publiée par l'ADEME





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Mercredi 7 mai 2008

Le zèle déployé par les anti-éoliens parvient à faire douter certains : l'énergie éolienne est-elle véritablement renouvelable?
Faut dire qu'ils n'y vont pas par quatre chemins, les anti-éoliens. Ils exploitent toutes les peurs, sont très procéduriers et jouent à fond sur l'irrationel et la rumeur pour tenter de nous faire croire que l'éolien c'est pire que tout.
Leurs arguments ne tiennent pas un examen attentif, et peuvent même, à la rélexion, nous faire bien rire. C'est tellement gros! Tellement bête! Comme ces dessins par exemple :



Pour ceux qui ont le temps et qui veulent voir à l'oeuvre la mauvaise foi humaine dans toute sa splendeur, allez visiter leur site de référence : Vent de colère ou encore celui-là. Ca en dit long sur ces gens-là...
Que cherchent-ils à travers cette opposition? Qui sont-ils? Pour qui roulent-ils? Pour le moment, je n'ai pas d'autre réponses que ce constat :
ce sont pour la plupart des citadins qui ne veulent pas d'éolienne à la fenêtre de leur résidence secondaire...

Du coup, des sites en réponse aux Anti-éoliens ont vu le jour. Comme celui de
Planète Eolienne ou encore des dossiers argumentés préparés par l'ADEME.

* * *

Lors du rendez-vous de la semaine derière à Ally, au pied des éoliennes, j'ai compté : 60 manifestants, 5 gendarmes, 4 anti-éoliens. Oui! Ils se sont invités... mais on ne les  entendait pas. Installé au fond du lieu de rassembelement, ils abhroraient une banderole anti...

Pierre POMAREL, élu vert du Conseil Régional d'Auvergne, a repris les arguments pour expliquer en quoi l'éolien est bénéfique. En voici la trame :
  1. oui l'éolien est rentable: 8 centimes de rachat dégressif avec le temps alors que le cout "officiel " du nucléaire ( sans les assurances en cas d'accident grave et sans la gestion à long terme des déchets et sans les énormes couts de la recherche qui sont payé par le contribuable et pas par l'usager ! ) est de 5 centimes. Quant au photovoltaique son prix de rachat est exorbitant à 50 cts ce qui ne fait bondir personne ( il s'agit d'amorcer une filière comme pour l'éolien...mais les rendements sont encore très faibles et la production infinitésimale ).
  2. Sous nos climat une éolienne produit à sa puissance nominale pendant un tiers du temps ce qui ne veut pas du tout dire qu'elle ne tourne pas le reste du temps!!. C'est le cas de toutes les énergies naturelles dites de flux.( le solaire par exemple et aussi l'hydraulique ).Les centrales d'éclusée comme celles de montagne produisent pendant entre 1/3 et 2/3 du temps selon les sites, la saison et les besoins d'EDF. Ceci n'est nullement un inconvénient car l'ensemble de notre réseau  de transport d'électricité est parfaitement interconnecté.Les différentes sources d'énergie se complètent de sorte que la production est ajustée en permanence aux besoins.
  3. Par ailleurs ,la France est un des pays d'Europe le plus apte à s'ajuster à la variabilité de l'éolien du fait de sa grande superficie et de la large pallette des régimes climatiques ( en clair il n'y a jamais aucun vent nulle part du nord au sud et des côtes aux montagnes..) Nous avons de plus la chance de posséder un parc hydraulique important (17 % de la production en moyenne mais avec une puissance installée bien supérieure  )qui nous permet grace aux reservoirs et aux éclusées de passer les pointes de consommation ...ou de compenser les pannes de vent.
  4. L'éolien est aujourd'hui la seule source d'énergie électrique renouvelable et propre disponible en quantité pour les 2 décennies qui viennent ,sachant que l'équipement hydraulique de la France est quasiment achevé et qu'il n'est pas sans conséquences pour l'écologie des rivières...
  5. Quant à la recyclabilité ça fait sourire : le mât et tout le générateur sont metalliques et donc totalement recyclables. Quant aux pâles en fibres elles le seront prochainement. Tu ne proposes pas d'interdire les bateaux de plaisance ou les kayaks pour cette raison !!! Et les cellules photovoltaiques ??
  6. Enfin le démantellement. C'est l'énergie qui pose le moins de problème de ce point de vue. Pour le nucléaire je ne te fais pas de dessin et pour l'hydraulique tu as pu voir les énormes problèmes posés par l'arrasement de petits barrage, je te dis pas s'il fallait arraser SerrePonçon !! De l'éolienne il ne restera plus rien de visible. Et dans le sol un bloc de béton qui ne présente strictement aucun danger pour l'environnement .
  7. Quant à trouver une autre énergie que l'éolien ( et l'hydraulique...encore qu'on se noie beaucoup dans les barrages ! )qui soit disponible en quantité et qui ne présente strictement aucun risque sanitaire, contrarement à toutes celles dont nous usons sans vergogne ( nucléaire, pétrole , charbon, gaz ...et même bois qui produit des polluants atmosphériques...) j'attends qu'on m'en présente une !




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Mercredi 20 février 2008
C'est le pari que prend PERPIGNAN pour 2015...

Jean-Louis Borloo, ministre du MEDAD, a signé avec la communauté d’agglomération et la ville de Perpignan, le 18 janvier, la première convention cadre qui formalise l’engagement d’une collectivité locale vers « l’énergie positive, une électricité 100% renouvelable ».

 L’objectif retenu est de couvrir, d’ici 2015, 100% des besoins en électricité de la communauté d’agglomération (qui compte 200 000 habitants), à partir d’un bouquet d’énergies renouvelables diversifiées.

 Cet objectif s’engage autour de 2 axes :

* la réduction des consommations d’énergie avec la mise en place d’un programme de rénovation des bâtiments existants (bilan carbone, diagnostic énergétique, programme de rénovation, réduction de consommation...). De plus, les nouveaux bâtiments publics (école, hôtel d’agglomération, stade, parc des expositions...) seront conçus et réalisés pour répondre aux nouvelles normes énergétiques définies par le Grenelle, à savoir des « bâtiments basse consommation » (50kWh/m2/an).

* le développement d’énergies renouvelables avec notamment la création de la plus grande opération photovoltaïque intégrée en Europe. Les toits du marché international Saint Charles compteront 70 000 m2, produisant plus de 10MWh/an, ce qui représente 3 000 tonnes de CO2 évitées par an. De plus, une Zone de Développement Eolien (ZDE) sera mise en place : un site d’une centaine d’hectares accueillera une quarantaine d’éoliennes.


Ce programme représente un montant de 500 M€ avec un temps de retour estimé entre 7 et 10 ans.

Parallèlement, l’ensemble de l’agglomération s’engage dans de nouveaux plans de transports : nouveau plan de circulation, développement des transports urbains, poursuite du plan vélo, aménagements mixtes, fret ferroviaire et inter-modalité.


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Samedi 2 juin 2007


article de Bérangère Lepetit par le 24 mai 2007 dans le Journal de l'Environnement



«La juste lumière, là où il le faut, quand il le faut, et au meilleur coût». (…) Ambiance, convivialité des espaces, image de la ville : la lumière ne doit plus seulement sécuriser l’espace urbain mais le mettre en valeur et améliorer le cadre de vie des habitants. Dans une logique de rejet du fonctionnalisme des années 1980, les gestionnaires de l'éclairage prônent aujourd'hui une plurifonctionnalité de l’éclairage, plus respectueux de l’environnement.


Au salon Global city sur la «ville durable», organisé à Lyon du 14 au 16 mai dernier, il était également question d’«éclairer mieux en économisant plus», tout en luttant contre la pollution lumineuse. A la fin des années 1980, ce sont les astronomes qui ont commencé à parler de la nuisance lumineuse en signalant que l’éclairage des villes pouvait gêner leurs observations. Depuis quelques années, les études se succèdent pour démontrer que l’éclairage urbain a également un effet néfaste sur la faune et la flore (1).

Selon les chiffres de l’Ademe, l’éclairage public représente en France 8 millions de lampes, mais aussi et surtout 18% des consommations d’énergie des collectivités et 23% de leur facture énergétique.

La ville de Lille (Nord) a signé en 2004 un contrat avec l’entreprise ETDE qui se charge de son éclairage public. Objectifs: éclairer la ville via 25% d’énergies renouvelables et faire 40% d’économies d’énergie grâce à l’utilisation de lampes basse consommation et longues durées ce qui permet d’économiser 1,3 million d’euros par an. L’argent est ensuite réinvesti dans le remplacement du parc, qui sera entièrement éco-efficace dans 6 ans.
En impliquant les citoyens dans la réflexion, la municipalité peut remplacer dans certains quartiers jusqu’à 12 lampes par une seule. « On recentre l’éclairage sur le besoin des citoyens, poursuit-elle. Parfois, il est par exemple plus utile d’éclairer la route que le trottoir ».

Toujours selon l’Ademe, les économies énergétiques peuvent être générées par le remplacement des lampes obsolètes (40 à 50% d’économie), comme par la meilleure maîtrise des temps d’allumage (7% d’économie), ou l’installation de systèmes de réduction de puissance (entre 25 et 30% d’économie). Si l’on considère que 40% du parc français est obsolète (lampes de plus de 26 ans), l’économie en énergie pourrait s’élever à 40 ou 50% de la consommation actuelle. Le programme européen Greenlight, dont Danielle Poliautre a pris la tête cette année, vise également à inciter les maîtres d’ouvrages publics et privés à engager des actions rentables d’amélioration de l’éclairage. Initié par la Commission européenne en février 2000, le réseau est actuellement fort de 350 partenaires. En France, les villes de Dunkerque (Pas-de-Calais), Lille, Bron et Lyon (Rhône), ou Illkirch (Bas-Rhin) sont de la partie.

(1) En février 2007, l’étude de deux chercheurs canadiens, Baker et Richardson, démontrait que la pollution lumineuse avait des effets sur le rythme de vie des serpents et des grenouilles qui vivent à proximité des villes."

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